Beaucoup de personnes cherchent une « liste de prêteurs privés sérieux ». En réalité, un prêteur professionnel sérieux n'est jamais un inconnu qui propose de l'argent sur un réseau social : c'est un organisme identifié, autorisé et contrôlé par une autorité publique. Cette page explique comment le reconnaître et présente, à titre purement informatif, des acteurs connus du marché français.
PreteurPrive.fr ne recommande, ne classe et ne représente aucun de ces organismes. Leur présence ici ne garantit ni l'acceptation d'un dossier ni la qualité d'une offre, et chaque statut doit être vérifié par vous-même sur les registres officiels au moment de votre démarche.
Ce que signifie « agréé » en France
Le crédit proposé de manière habituelle et contre rémunération est réservé aux établissements autorisés : c'est le monopole bancaire. Trois statuts sont à connaître.
- Établissement de crédit ou société de financement : agréé par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et vérifiable sur le registre REGAFI.
- Intermédiaire en opérations de banque (courtier, mandataire) : immatriculé à l'ORIAS, numéro consultable en ligne.
- Plateforme de financement participatif : statut de prestataire de services de financement participatif (PSFP), anciennement intermédiaire en financement participatif (IFP), délivré sous le contrôle de l'AMF.
Un particulier peut prêter ponctuellement à un proche, mais il n'est jamais « agréé » pour prêter au public. Toute personne qui se présente comme « prêteur privé agréé » à titre individuel doit vous alerter. Les règles applicables à ce cas sont détaillées dans notre guide sur le monopole bancaire et le prêt privé.
Organismes de crédit aux particuliers cités
Les établissements suivants sont des acteurs connus du crédit à la consommation en France. Ils sont présentés dans un ordre indifférent, sans appréciation.
- Younited (Younited Credit) : crédit personnel en ligne.
- Cofidis : prêt personnel, crédit renouvelable, regroupement de crédits.
- Cetelem : marque commerciale de BNP Paribas Personal Finance.
- Sofinco : marque de Crédit Agricole Consumer Finance.
- Oney Bank : crédit et paiement fractionné.
- FLOA : paiement fractionné et petits crédits.
- Carrefour Banque : crédit et cartes liés à la grande distribution.
- Franfinance : société liée au groupe Société Générale.
Ces organismes étudient la solvabilité de chaque demandeur et peuvent refuser un dossier. Aucun ne réclame de frais à verser sur un compte de particulier avant le déblocage des fonds.
Le prêt sur gage du Crédit Municipal
Le Crédit Municipal de Paris, comme les autres caisses de crédit municipal, n'est pas un prêteur privé au sens courant : c'est un établissement public qui pratique le prêt sur gage. On y dépose un objet de valeur en échange d'une somme d'argent, sans étude de revenus comparable à celle d'un crédit personnel. L'objet est restitué au remboursement, ou vendu aux enchères si le prêt n'est pas remboursé.
Plateformes de financement participatif citées
Les plateformes suivantes financent surtout des entreprises ou des projets, notamment dans les énergies renouvelables, et non des besoins personnels :
- PretUp : prêts aux PME.
- Les Entreprêteurs : prêts aux TPE et PME.
- Lendosphere et Lendopolis : projets de transition énergétique.
- Enerfip (marque Lumo) : projets d'énergies renouvelables.
- October : acteur historique du prêt aux entreprises, qui a indiqué ne plus proposer de nouveaux financements ; sa situation doit être vérifiée.
Pour un particulier, ces plateformes ne remplacent pas un crédit personnel. Elles concernent plutôt un dirigeant ou un porteur de projet. Notre guide sur le financement participatif en explique le fonctionnement.
Comment vérifier un organisme vous-même
- Relevez la dénomination sociale exacte dans les mentions légales du site, pas seulement le nom commercial.
- Recherchez-la sur le REGAFI (établissement), l'ORIAS (intermédiaire) ou la liste blanche de l'AMF (plateforme).
- Comparez l'adresse du site, le domaine des courriels et le numéro de téléphone avec ceux figurant sur le site officiel.
- En cas de doute, appelez l'organisme au numéro publié sur son site officiel, jamais à celui fourni par votre interlocuteur.
- Consultez les alertes de l'ACPR et la liste noire relayée par ABE Info Service.
Les fraudeurs usurpent très souvent le nom d'établissements réels : un logo connu sur un document ne prouve rien. Notre page sur les faux prêteurs privés présente des exemples de noms signalés.
Critères d'une offre sérieuse
- Identité légale complète : dénomination, forme sociale, siège, numéro d'immatriculation.
- Étude de votre dossier : justificatifs d'identité, de revenus et de charges.
- Information précontractuelle claire : taux annuel effectif global, durée, mensualités, coût total, assurance éventuelle.
- Délai de rétractation prévu par la loi pour le crédit à la consommation.
- Aucun paiement exigé avant le versement du prêt.
- Aucune promesse d'accord « garanti », « sans justificatif » ou « même fiché ».
Et le prêt entre particuliers ?
Le prêt entre proches reste une solution légale et parfois très utile. Il se fait entre personnes qui se connaissent, à un taux nul ou modéré ne dépassant pas le taux de l'usure, avec un écrit signé. Une reconnaissance de dette mentionnant la somme en chiffres et en lettres, écrite par l'emprunteur, constitue une preuve utile. Au-delà de 5 000 €, le prêt se déclare avec le formulaire 2062, et les intérêts perçus sont imposables.
En Belgique et en Suisse
En Belgique, le crédit à la consommation relève du Code de droit économique. Les prêteurs et intermédiaires doivent être autorisés, et la FSMA ainsi que le SPF Économie publient des mises en garde contre les faux crédits. Tout crédit à la consommation y est enregistré à la Centrale des crédits aux particuliers de la Banque nationale de Belgique, que le prêteur doit consulter avant d'accorder un crédit.
En Suisse, le crédit à la consommation est encadré par la loi fédérale sur le crédit à la consommation (LCC), qui impose notamment un examen de la capacité de contracter un crédit. La FINMA publie une liste d'alerte des entreprises susceptibles d'exercer sans autorisation. Dans les deux pays, la règle reste la même qu'en France : on vérifie l'autorisation avant de transmettre le moindre document.
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
